Ce document formalise la vision de Kosmium, ses engagements, ses critères d'acceptation des missions et le cadre d'évaluation annuel de leurs effets sur la Performance, la Robustesse et la Vitalité des organisations.
Il constitue un référentiel vivant. Kosmium le confrontera aux conséquences réelles de ses interventions et le révisera lorsque l'expérience, la science ou l'évolution des enjeux collectifs l'exigeront.
Objet du cadre
Kosmium conçoit et pilote des agents d’intelligence artificielle au service des entreprises industrielles. Cette activité engage notre responsabilité au-delà de la performance technique ou financière des solutions déployées. Les agents transforment l’accès à l’information, la manière de décider, la répartition des tâches, les relations entre métiers et, plus largement, les liens entre l’organisation et les milieux dont elle dépend.
Ce cadre fixe les principes que nous voulons appliquer dans nos pratiques, nos choix de clients, nos partenariats et nos décisions de développement. Il donne également à ces principes un champ d’application concret grâce au référentiel PRV, afin de distinguer les intentions des effets effectivement observés.
La valeur d’un agent ne se mesure pas seulement à ce qu’il permet de gagner, mais aussi à ce qu’il préserve, renforce ou rend à nouveau possible.
Notre vision
Nous croyons que l’intelligence artificielle peut contribuer à une économie plus utile, plus coopérative et plus respectueuse du vivant, à condition que son développement reste subordonné à des finalités explicites compatibles avec les conditions de maintien et d’épanouissement de la vie.
L’être humain n’est pas extérieur au vivant ni placé au-dessus de lui. Il en constitue une composante interdépendante. La vie, humaine et non humaine, ne vaut pas uniquement par les services qu’elle rend ou par son utilité économique. Elle possède une valeur propre. Développer l’IA de manière responsable suppose donc de réinscrire les choix technologiques et économiques dans les limites, les équilibres et les interdépendances du vivant.
L’IA ne doit pas servir à accélérer indéfiniment des modèles qui épuisent les personnes, les ressources ou les écosystèmes. Elle peut au contraire aider les organisations à mieux comprendre les systèmes complexes auxquels elles participent, à élargir leur champ de décision et à réorienter leurs capacités vers des activités réellement utiles.
Notre ambition
Kosmium veut aider les entreprises industrielles à mieux acheter, mieux concevoir et mieux vendre grâce à des agents IA construits à partir de leurs métiers et pilotés selon la valeur globale qu’ils produisent.
Nous considérons la performance économique durable comme une condition minimale de pérennité dans le système actuel. Une organisation doit pouvoir financer son activité, investir, rémunérer le travail et résister aux crises pour continuer d’agir. Cette performance n’est toutefois ni une finalité suffisante ni une justification absolue. Elle doit soutenir la robustesse de l’organisation, la vitalité des personnes et des collectifs, ainsi que la préservation des milieux dont l’activité dépend.
Notre ambition consiste donc à faire progresser conjointement trois dimensions :
la Performance, entendue comme la capacité à produire une valeur économique et opérationnelle utile, suffisante et durable ;
la Robustesse, entendue comme la capacité à conserver la maîtrise des décisions, à résister aux perturbations et à limiter les dépendances ;
la Vitalité, entendue comme la capacité des personnes, des collectifs et des écosystèmes à apprendre, coopérer, se renouveler et préserver leurs conditions d’existence.
Notre mission
Concevoir et piloter des environnements d’agents IA qui renforcent les capacités humaines et collectives, aident à résoudre des problématiques complexes et améliorent la création de valeur industrielle dans le respect du vivant.
Manifeste Kosmium
L’intelligence artificielle au service des capacités humaines et collectives
Kosmium ne conçoit pas l’intelligence artificielle comme un substitut à l’être humain. Nous l’utilisons pour réduire les tâches répétitives, faciliter l’accès à l’information, soutenir les décisions et contribuer à la résolution de problématiques complexes que des approches fragmentées traitent difficilement.
L’agent peut rapprocher des données, des contraintes et des objectifs habituellement dispersés entre plusieurs métiers. Il aide ainsi chaque personne à apprécier les conséquences de ses décisions à l’échelle du collectif et au regard de finalités partagées. Il peut dépasser les silos organisationnels et les mesures locales de performance qui conduisent parfois chaque fonction à améliorer ses propres résultats au détriment de l’ensemble.
L’agent ne décide pas des finalités de l’organisation. Il éclaire les arbitrages, rend visibles les interdépendances et soutient les personnes qui conservent la responsabilité du jugement et de l’action.
Nous refusons de faire de la suppression directe d’emplois la finalité ou la justification économique d’un projet d’agentification. Nous savons cependant qu’un gain de productivité peut modifier indirectement les besoins de travail. Nous devons donc examiner les conséquences réelles du projet, la transformation des rôles et l’usage du temps libéré.
Le temps libéré comme ressource collective
Un gain de temps n’a pas de valeur intrinsèque. Sa valeur dépend de l’usage qui en est fait. Une organisation peut convertir ce temps en accélération supplémentaire, en réduction d’effectifs ou en amélioration de la qualité du travail et de sa contribution au collectif.
Nous encourageons nos clients à réinvestir le temps libéré dans :
les missions essentielles qui exigent du discernement, de la responsabilité, de la créativité ou de la relation ;
la résolution collective de problèmes complexes et l’amélioration de la qualité des décisions ;
le développement des compétences et de l’autonomie ;
les dynamiques de coopération entre métiers, organisations et territoires ;
la prévention des risques et la préservation des ressources ;
la réflexion sur l’utilité sociale et sociétale de l’entreprise ;
la création, la protection ou la gouvernance de ressources communes.
Une performance évaluée dans sa globalité
Nous ne réduisons pas la valeur d’un agent à son retour financier immédiat. Nous évaluons ses effets économiques, opérationnels, humains, organisationnels, sociaux et environnementaux. Chaque année, nous examinons si les bénéfices et les externalités positives restent supérieurs aux ressources consommées, aux dépendances créées, aux risques et aux conséquences négatives constatées.
Le référentiel PRV structure cette évaluation. Une bonne performance économique ne peut pas compenser automatiquement une atteinte grave aux personnes, aux libertés, aux autres êtres sensibles ou aux conditions du vivant.
Une technologie maîtrisable et contestable
Une solution utile doit rester compréhensible, contrôlable, contestable et réversible. Nous veillons à maintenir des responsabilités humaines identifiables, une validation proportionnée à l’impact des décisions, la traçabilité des actions et la possibilité d’interrompre l’agent ou de revenir à un fonctionnement sans lui.
La sobriété comme composante de la performance
Nous privilégions le niveau de technologie et de calcul proportionné au besoin. Nous recherchons des partenaires, fournisseurs de solutions et opérateurs de centres de données capables de démontrer leurs progrès en matière d’efficacité énergétique, de consommation d’eau, d’empreinte carbone, de durée de vie des équipements, de réemploi, de recyclage et de respect du vivant.
Une autonomie industrielle au service de la coopération
Nous choisissons l’industrie parce qu’elle contribue aux capacités matérielles indispensables à la vie collective. Une base industrielle suffisamment répartie entre les territoires peut réduire les dépendances critiques et permettre une coopération internationale plus équilibrée.
Cette autonomie minimale ne constitue pas un projet de repli. Elle vise à limiter les excès d’une mondialisation reposant sur la concentration des richesses, l’exploitation humaine, le travail des enfants, l’externalisation des pollutions ou le contournement des protections sociales et environnementales.
La responsabilité de choisir nos contributions
La technologie n’est pas neutre par ses usages et ses effets. Kosmium se réserve le droit de refuser une mission lorsque les gains attendus renforceraient directement un modèle économique incompatible avec ses principes. Nous voulons pouvoir expliquer publiquement ce à quoi notre travail contribue.
Valeurs de Kosmium
| Valeur | Champ d’application |
|---|---|
| Respect du vivant | Nous considérons les effets de nos choix sur les personnes, les autres êtres sensibles, les écosystèmes et les ressources. Le vivant ne se réduit pas à une variable économique. |
| Primauté du jugement humain | La technologie soutient les capacités humaines et collectives. Elle ne retire ni la responsabilité, ni le droit de contester, ni la possibilité de décider. |
| Utilité | Nous déployons une solution lorsqu’elle répond à un problème réel et qu’un bénéfice concret peut être défini, observé et discuté. |
| Coopération | Nous cherchons à améliorer les relations entre métiers et parties prenantes, et à éclairer les décisions locales par leurs effets sur l’ensemble. |
| Sobriété | Nous recherchons la solution proportionnée au besoin et intégrons les ressources nécessaires à sa création et à son fonctionnement. |
| Responsabilité | Nous documentons les résultats, les incidents et les effets indésirables. Nous corrigeons ou arrêtons une mission lorsque ses conséquences le justifient. |
| Autonomie | Nous renforçons la capacité des organisations à comprendre leurs outils, maîtriser leurs données et limiter leurs dépendances critiques. |
| Exigence de preuve | Nous distinguons les intentions des résultats et soumettons nos engagements à des indicateurs, des seuils et une réévaluation régulière. |
Politique d’acceptation des clients et des missions
L’appartenance à un secteur ne suffit pas toujours à qualifier les effets d’une entreprise. Un même fournisseur peut servir des marchés civils, médicaux, énergétiques ou militaires. Kosmium examine donc simultanément l’activité du client, la destination de la mission et les effets que la solution doit renforcer.
Niveau 1 · Exclusion
Kosmium refuse les missions contribuant directement à :
la conception, la fabrication, la commercialisation ou l’amélioration d’armes et de systèmes destinés à porter atteinte à l’intégrité physique ;
la production ou la diffusion de pesticides particulièrement dangereux pour les personnes, les autres êtres sensibles, les écosystèmes ou les pollinisateurs ;
la surveillance de masse, la répression politique ou le profilage discriminatoire ;
l’exploitation du travail forcé ou du travail des enfants ;
la manipulation délibérée des personnes par la désinformation ou des mécanismes d’addiction ;
une destruction manifeste du vivant ou un épuisement non maîtrisé des ressources sans trajectoire crédible de transformation.
Niveau 2 · Vigilance renforcée
Kosmium peut examiner une mission dans une activité controversée lorsque le projet vise directement à réduire une pollution ou une consommation de ressources, substituer une solution dangereuse, améliorer la traçabilité sociale ou environnementale, protéger les personnes ou transformer substantiellement le modèle existant. Les deux fondateurs documentent alors les bénéfices attendus, les risques de contribution indirecte et les conditions de poursuite.
Niveau 3 · Compatibilité
Lorsque le client et la mission ne présentent pas d’incompatibilité majeure, Kosmium applique néanmoins son diagnostic éthique, les règles de supervision et le suivi PRV. L’absence d’exclusion ne dispense jamais de mesurer les effets.
Questions de décision
Quelle activité et quel résultat allons-nous concrètement renforcer ?
À quelles finalités cette amélioration contribue-t-elle et sont-elles compatibles avec le vivant ?
Qui bénéficie de cette amélioration et qui pourrait en supporter les conséquences ?
Le projet menace-t-il un emploi, une liberté, une ressource, un être sensible ou un écosystème ?
Les effets négatifs peuvent-ils être évités ou réduits de manière crédible ?
Serions-nous à l’aise pour expliquer publiquement la mission, ses moyens et ses résultats ?
Référentiel PRV d’évaluation éthique
Le référentiel PRV associe des indicateurs quantitatifs, une appréciation qualitative et des critères non compensables. Il part d’une situation de référence, fixe des objectifs par dimension et suit les effets réels dans le temps. Il ne produit pas une note unique qui permettrait à un gain financier d’effacer un dommage humain ou écologique.
Performance
La Performance mesure la valeur utile effectivement produite et la manière dont les gains soutiennent la pérennité de l’organisation. Elle constitue une condition de continuité et de capacité d’action, sans devenir la finalité supérieure du projet.
| Critère | Objet de mesure | Indicateurs possibles |
|---|---|---|
| Valeur économique créée | Capacité de l’organisation à financer durablement son activité et ses transformations | Gains constatés, coûts évités, marge supplémentaire, ROI à un et trois ans |
| Efficacité opérationnelle | Amélioration concrète du fonctionnement | Délais réduits, erreurs et reprises évitées, décisions accélérées |
| Résolution de problèmes complexes | Capacité à rapprocher des informations et contraintes auparavant fragmentées | Problèmes résolus, délai de résolution, interdépendances prises en compte, qualité des arbitrages |
| Performance globale | Effet des décisions locales sur les objectifs collectifs | Nombre de KPI locaux mis en cohérence, arbitrages intermétiers, effets de bord évités |
| Utilité réelle | Usage et pertinence de la solution | Taux d’utilisation, recommandations retenues, satisfaction des utilisateurs |
| Qualité des résultats | Fiabilité de l’aide apportée | Taux d’erreur, précision, incidents, corrections humaines |
| Temps libéré | Capacité restituée aux personnes et aux collectifs | Heures économisées par métier et mission |
| Réemploi du temps | Usage effectivement fait de la capacité libérée | Part consacrée aux missions essentielles, à l’apprentissage, à la coopération ou à la prévention |
| Répartition de la valeur | Partage des bénéfices entre parties prenantes | Part des gains bénéficiant à l’entreprise, aux salariés, aux clients, aux fournisseurs ou au territoire |
| Proportionnalité | Rapport entre résultats et ressources mobilisées | Valeur créée rapportée aux coûts, au calcul informatique et à l’effort humain |
Indicateur central proposéTaux de réinvestissement utile du temps libéré : heures réaffectées aux missions essentielles, à l’apprentissage, à la résolution collective de problèmes ou à la coopération, rapportées au nombre total d’heures libérées.
Robustesse
La Robustesse mesure la capacité à utiliser l’IA sans perdre la maîtrise des décisions, des données et du fonctionnement. Elle prend également en compte la capacité de l’agent à dépasser les silos sans créer une nouvelle dépendance centralisée ou opaque.
| Critère | Objet de mesure | Indicateurs possibles |
|---|---|---|
| Supervision humaine | Maintien d’une responsabilité identifiable | Part des décisions sensibles validées, décisions contestées ou annulées |
| Explicabilité | Capacité à comprendre et discuter un résultat | Résultats accompagnés de sources, justification et niveau de confiance |
| Traçabilité | Capacité à reconstituer une décision ou un incident | Taux d’actions journalisées, qualité des journaux et délais d’investigation |
| Fiabilité | Stabilité des résultats dans le temps | Taux d’erreur, indisponibilité, dérive, fréquence des reprises humaines |
| Réversibilité | Capacité à interrompre l’agent sans perdre le métier | Délai d’arrêt ou de retour à un fonctionnement humain, procédures testées |
| Protection des données | Maîtrise des accès et des informations sensibles | Incidents, habilitations incorrectes, expositions ou transferts non autorisés |
| Autonomie technologique | Maîtrise des dépendances critiques | Alternatives disponibles, portabilité des données et configurations |
| Continuité d’activité | Résistance à une défaillance technique | Procédure de secours, fréquence et résultats des tests |
| Vision systémique | Capacité à relier décisions locales et finalités partagées | Sources et métiers rapprochés, conflits d’objectifs détectés, effets de bord signalés |
| Sobriété des infrastructures | Pression exercée par l’usage numérique | Énergie, eau, émissions et volume de calcul par résultat utile |
| Durabilité technique | Réutilisation et maintien des composants | Fréquence des changements, durée de vie et taux de réutilisation |
Indicateur central proposéTaux de décisions sensibles maîtrisées : décisions sensibles validées, traçables, explicables et réversibles, rapportées au nombre total de décisions sensibles assistées par l’agent.
Vitalité
La Vitalité mesure les effets de l’agentification sur les personnes, les collectifs, les relations de coopération, les autres êtres sensibles et les écosystèmes. Elle évalue la capacité du système à apprendre et à se renouveler sans dégrader ses conditions d’existence.
| Critère | Objet de mesure | Indicateurs possibles |
|---|---|---|
| Place du travail humain | Effets du projet sur les emplois et les rôles | Postes directement supprimés, postes transformés, mobilités et reconversions organisées |
| Qualité du travail | Expérience et pouvoir d’agir des personnes | Charge mentale, intérêt, autonomie, sentiment d’utilité, capacité à contester |
| Développement des compétences | Capacité à comprendre et superviser l’agent | Heures de formation, compétences acquises, autonomie d’usage |
| Coopération interne | Qualité des liens entre métiers | Temps intermétiers, décisions collectives, qualité des interfaces et conflits résolus |
| Coopération externe | Qualité des liens au-delà de l’organisation | Initiatives avec fournisseurs, clients, filières, territoires ou partenaires |
| Inclusion | Répartition équitable des usages et bénéfices | Écarts selon les métiers, statuts, niveaux de qualification ou situations de handicap |
| Utilité sociale et sociétale | Contribution aux besoins collectifs | Effets sur les clients, les salariés, le territoire et les besoins essentiels |
| Contribution aux communs | Création et préservation de ressources partagées | Connaissances, standards, données ou infrastructures partagés dans un cadre maîtrisé |
| Effets sur le vivant | Conséquences sur les milieux et êtres sensibles | Ressources préservées, pollutions évitées ou créées, atteintes ou bénéfices écologiques |
| Capacité de réflexion | Temps accordé aux finalités et conséquences | Temps consacré à l’utilité de l’activité, aux responsabilités et aux effets à long terme |
Indicateur central proposéPart du temps libéré consacrée à la vitalité : temps affecté à l’apprentissage, à la coopération, à la prévention, aux communs et aux projets d’utilité sociale ou écologique, rapporté au temps total libéré.
Méthode d’évaluation
| Étape | Application |
|---|---|
| 1 · Situation de référence | Avant le déploiement, Kosmium documente les temps, la qualité des décisions, les difficultés de coopération, les conditions de travail, les dépendances, les consommations et les résultats économiques pertinents. |
| 2 · Analyse des effets possibles | Le diagnostic identifie les bénéficiaires, les personnes ou milieux exposés, les effets indirects et les risques de déplacement du problème. |
| 3 · Objectifs PRV | Kosmium et le client définissent les progrès attendus dans les trois dimensions. Aucun projet n’est évalué uniquement sur son ROI financier. |
| 4 · Suivi trimestriel | Le pilotage suit les résultats, erreurs, incidents, usages, gains, coopération, usage du temps libéré et effets inattendus. |
| 5 · Revue annuelle | Kosmium et le client confrontent les effets positifs et négatifs, qualifient les incertitudes et décident de poursuivre, modifier, limiter ou arrêter la mission. |
| 6 · Bilan consolidé | Kosmium agrège les résultats anonymisés pour améliorer son référentiel et publier progressivement un bilan de ses impacts. |
Principes de mesure
Comparer les résultats à une situation initiale documentée et non à une impression générale.
Distinguer les effets observés, les estimations et les hypothèses.
Mesurer les effets directs, indirects et différés lorsque les données le permettent.
Faire apparaître les incertitudes et les désaccords plutôt que les masquer dans une moyenne.
Associer les personnes concernées à l’évaluation de la qualité du travail et de la coopération.
Rapporter les consommations techniques à un résultat utile, et non au seul volume d’usage.
Règles non compensables
Les situations suivantes déclenchent une alerte, une correction immédiate ou l’arrêt de la mission, même lorsque le retour économique est positif :
la suppression directe d’emplois constitue l’objectif explicite du projet ;
des données sensibles sont utilisées ou transférées sans autorisation ;
la solution produit une discrimination systématique ou une atteinte aux libertés ;
une décision critique ne peut plus être retracée, expliquée ou contestée ;
une décision à fort impact s’exécute sans supervision proportionnée ;
le projet cause une atteinte grave aux personnes, aux autres êtres sensibles ou aux écosystèmes ;
le client détourne manifestement la solution de la finalité convenue ;
le client refuse de corriger un effet négatif majeur documenté.
Gouvernance du cadre
Dans la première phase de développement, Kosmium organise une gouvernance simple et traçable :
les deux fondateurs signent le cadre et l’intègrent aux décisions structurantes ;
chaque diagnostic comprend un examen des finalités, des bénéficiaires et des risques ;
les situations de vigilance et les exceptions nécessitent l’accord des deux fondateurs ;
Kosmium tient un registre des arbitrages, des refus, des incidents et des mesures correctrices ;
chaque client fait l’objet d’une revue PRV annuelle ;
Kosmium révise le présent cadre au moins une fois par an.
Dans une phase ultérieure, Kosmium pourra confier une partie de cette revue à un comité indépendant associant des compétences industrielles, sociales, éthiques, environnementales et numériques. Ce comité pourra examiner les situations sensibles et challenger le bilan annuel.
Bilan annuel Kosmium
Kosmium a vocation à publier progressivement un bilan consolidé et anonymisé comprenant notamment :
le nombre d’agents et de missions suivis ;
la valeur économique et opérationnelle créée ;
le temps total libéré et son usage documenté ;
les progrès et reculs constatés sur la coopération et la qualité du travail ;
les consommations numériques estimées et les mesures de sobriété ;
les impacts sociaux et écologiques identifiés ;
les incidents significatifs et les mesures correctrices ;
les missions refusées, limitées ou arrêtées pour des raisons éthiques, sous une forme préservant la confidentialité.
Formulation publique synthétique
Kosmium conçoit des agents IA pour renforcer les capacités humaines et collectives, aider à résoudre des problèmes complexes et éclairer les décisions au regard de finalités partagées. Nous refusons d’organiser le remplacement direct du travail humain et mesurons la valeur de nos solutions par leurs effets sur la Performance, la Robustesse et la Vitalité. Le temps libéré doit permettre de mieux décider, de développer les compétences et de renforcer la coopération. Nos technologies, nos partenaires et nos missions sont choisis selon leur contribution à la pérennité des organisations et au respect du vivant.
Statut du document
Ce cadre constitue la version fondatrice des engagements de Kosmium. Il doit encore être confronté aux premiers projets, aux attentes des parties prenantes et aux méthodes disponibles pour mesurer les effets environnementaux et sociaux de l’intelligence artificielle. Sa crédibilité reposera sur la capacité de Kosmium à rendre visibles ses arbitrages, à reconnaître les incertitudes et à modifier ses pratiques lorsque les effets observés s’écartent de ses engagements.
Signé par Grégory Pessel et Sébastien Philippe, fondateurs de Kosmium. Une question sur ce cadre : sebastien@kosmium.tech
